Un projet parental hors couple se construit progressivement : il commence par une réflexion personnelle, se précise avec la recherche et le choix d’un coparent, puis devient un projet parental commun lorsque deux personnes décident d’avancer ensemble.

Lorsque deux personnes décident d’avancer ensemble, leurs projets personnels doivent progressivement devenir un projet parental commun. Celui-ci peut alors être organisé, formalisé puis réalisé.

Ce parcours n’est pas nécessairement linéaire : une rencontre peut ne pas aboutir, un rapprochement peut s’interrompre et certaines étapes peuvent être reprises.

Les quatre phases du projet

1. Structurer et approfondir son projet

2. Trouver et choisir son coparent

3. Construire le projet commun

4. Faire vivre le projet


Le point de départ est personnel : il s’agit de déterminer si la parentalité partagée hors couple correspond réellement au projet d’enfant que l’on souhaite construire.

Les situations peuvent être très différentes : désir d’enfant devenu prioritaire, absence de projet conjugal correspondant, choix d’une autre forme familiale ou volonté de partager la parentalité avec une personne avec laquelle on ne souhaite pas former un couple.

À ce stade, il n’est pas nécessaire d’avoir déjà imaginé toute l’organisation future. L’enjeu est d’abord de comprendre ce qu’implique cette forme de parentalité et de décider si l’on souhaite poursuivre dans cette direction.

Cette première étape conduit à décider s’il faut transformer cette réflexion en véritable projet parental personnel.

Avant de construire un projet avec quelqu’un d’autre, il faut pouvoir identifier ce que l’on souhaite soi-même.

Il convient notamment de réfléchir à la place souhaitée auprès de l’enfant, à celle envisagée pour l’autre parent, aux contraintes géographiques et professionnelles, aux grandes orientations éducatives, au calendrier du projet et, le cas échéant, aux questions liées à sa réalisation médicale.

Il est également utile de distinguer les éléments essentiels du projet de ceux qui pourront évoluer lors des échanges avec un futur coparent.

Il ne s’agit donc pas de tout décider à l’avance. Il s’agit d’avoir un projet suffisamment clair pour pouvoir l’expliquer et le confronter à celui d’une autre personne.

Le projet personnel devient alors suffisamment structuré pour permettre une recherche ou une discussion sérieuse avec un coparent déjà identifié.


Lorsqu’aucun coparent n’est encore identifié, commence une phase différente : la recherche.

L’objectif n’est pas encore de construire un projet commun, mais d’identifier une personne avec laquelle il paraît pertinent d’engager des échanges plus approfondis.

Cette recherche peut être courte ou durer plusieurs mois. Plusieurs contacts ou rencontres peuvent être nécessaires avant qu’une personne ne paraisse suffisamment sérieuse pour envisager la suite.

Le futur parent reste maître de sa recherche et de ses choix. Lexhorizon ne recherche pas de candidats et ne met pas les personnes en relation.

La recherche aboutit donc, au mieux, à l’identification d’un coparent potentiel : elle ne crée pas encore un projet parental commun.

Partager le même désir d’enfant ne suffit pas toujours pour construire une parentalité durable ensemble.

Vouloir le même enfant ne signifie pas nécessairement vouloir la même parentalité.

La rencontre ouvre donc une période de rapprochement au cours de laquelle les deux personnes confrontent progressivement leurs projets personnels, leurs attentes, leurs contraintes et leur manière d’envisager la parentalité.

Certaines convergences apparaissent rapidement. D’autres sujets nécessitent plusieurs échanges. Certaines divergences peuvent être travaillées ; d’autres révèlent une incompatibilité plus profonde.

Cette phase permet également aux futurs parents de mieux se connaître comme personnes. Le projet les conduira en effet à entretenir une relation parentale durable, indépendamment de toute relation de couple.

À ce stade, l’enjeu est de disposer de suffisamment d’éléments pour décider s’il est réellement souhaitable de poursuivre ensemble.

Cette étape constitue un véritable seuil dans le parcours.

Si des divergences essentielles persistent, si la confiance nécessaire ne s’installe pas ou si l’un des futurs parents ne souhaite plus poursuivre, le rapprochement peut s’arrêter.

Cet arrêt ne signifie pas que tout le travail réalisé est perdu. Il peut permettre de mieux comprendre son propre projet, d’affiner certains critères puis, éventuellement, de reprendre une recherche sans repartir de zéro.

À l’inverse, si les deux personnes souhaitent poursuivre, elles changent de logique : elles ne sont plus seulement deux personnes ayant chacune un projet d’enfant. Elles commencent à construire un projet ensemble.


C’est ici que « mon projet » et « votre projet » deviennent progressivement « notre projet ».

Les souhaits personnels doivent être rapprochés et transformés en décisions communes.

Les futurs parents travaillent notamment leur organisation future, la place de chacun auprès de l’enfant, leurs contraintes géographiques ou professionnelles, les aspects matériels et financiers du projet et les principales évolutions qu’ils souhaitent anticiper.

Tous les sujets ne sont pas nécessairement réglés immédiatement. Certains accords peuvent être rapides ; d’autres nécessitent plusieurs échanges ou l’examen de différentes solutions.

L’objectif est aussi important dans les désaccords que dans les accords : il faut savoir ce qui a été décidé, ce qui reste ouvert et ce qui constitue éventuellement une difficulté importante.

Lorsque le projet commun est suffisamment construit, il peut commencer à être organisé et traduit juridiquement.

La formalisation juridique n’est pas le point de départ du projet : elle en constitue progressivement la traduction.

Les accords construits entre les futurs parents peuvent être organisés par un accord général du projet parental, qui sert à organiser le cadre du projet, les étapes de sa réalisation, les informations à échanger et les engagements pris pendant cette période.

Les futurs coparents poursuivent parallèlement la construction de leur projet parental commun en rapprochant leurs attentes et en précisant leurs décisions.

Lorsque ce projet est suffisamment défini, les choix concernant plus directement la future parentalité sont formalisés dans une convention de coparentalité, notamment en matière d’autorité parentale, de résidence de l’enfant, de temps passé avec chacun des parents, de contribution à son entretien et de décisions importantes.

Ces documents ne remplacent pas le travail de construction du projet : ils permettent d’en conserver une traduction organisée et juridiquement adaptée.

Construire son projet parental commun et le formaliser

Le projet change encore de nature lorsqu’il entre dans sa réalisation concrète.

Selon les situations, celle-ci peut passer par une conception sans parcours médical particulier ou par un parcours de procréation médicalement assistée.

Les questions jusque-là envisagées de manière théorique deviennent alors concrètes : démarches, dépenses, déplacements, informations à communiquer, place de chacun pendant la grossesse et organisation des mois qui précèdent la naissance.

Des changements personnels ou professionnels peuvent également intervenir et conduire à préciser ou adapter certaines décisions prises auparavant.

À l’approche de la naissance, les futurs parents doivent passer du projet à l’organisation de la vie quotidienne.

Il faut notamment préciser les premières semaines et les premiers mois de l’enfant, la présence de chacun, les lieux de vie, les dépenses, certaines décisions relatives à l’enfant et les démarches administratives ou juridiques utiles.

C’est aussi le moment de reprendre les accords élaborés auparavant pour vérifier qu’ils correspondent toujours à la réalité du projet.

La naissance constitue ainsi un changement essentiel : le projet parental devient l’exercice réel de la parentalité.

L’organisation imaginée avant la naissance doit ensuite fonctionner dans la réalité.

Les besoins de l’enfant évoluent. La situation des parents peut également changer : déménagement, nouvel emploi, modification des revenus, nouveau conjoint, éloignement géographique, maladie, incapacité ou décès de l’un des parents, évolution du rythme de résidence ou apparition d’un désaccord.

L’organisation parentale doit donc pouvoir être adaptée lorsqu’une modification devient nécessaire, tout en préservant la continuité du projet parental et l’intérêt de l’enfant.

Selon les situations, cela peut conduire à reprendre certains accords, organiser un échange accompagné ou accomplir de nouvelles démarches juridiques.

La coparentalité hors couple n’est donc pas un accord figé une fois pour toutes : c’est une organisation parentale appelée à accompagner durablement la vie de l’enfant et de ses parents.

Certains futurs parents consultent dès leurs premières réflexions. D’autres ont déjà commencé leur recherche, rencontré un coparent potentiel ou construit ensemble une grande partie de leur projet.

Tout accompagnement débute par une consultation initiale permettant de comprendre votre situation et l’état d’avancement de votre projet. Lexhorizon peut ensuite accompagner l’ensemble du parcours ou poursuivre le travail à partir de l’étape correspondant à votre situation.






LES ETAPES DU PROJET D'ENFANT SANS COUPLE PAR CONTRAT D'AVOCAT