Tutelle, curatelle, accompagner un proche, Avocat à Rennes et en Bretagne

protection de la personne vulnérable



Protéger un proche vulnérable est une décision importante et souvent difficile. Perte d’autonomie, troubles cognitifs, isolement… autant de situations qui appellent parfois à mettre en place une mesure juridique adaptée.

Avocat à Rennes, LEXHORIZON-AVOCAT accompagne les familles de Bretagne pour choisir, organiser et sécuriser les meilleures solutions : tutelle, curatelle, habilitation familiale, mandat de protection future,.

Le cabinet propose aussi la mise en place d’une mesure de protection contractuelle privée.

SOMMAIRE

A) DEFINITION : LES MESURES DE PROTECTION DE LA PERSONNE VULNERABLE :

Quand et comment agir

B) LA MESURE DE PROTECTION CONTRACTUELLE PROPOSEE PAR LEXHORIZON AVOCAT :

Le cabinet Lexhorizon Avocat propose un service innovant de mesure contractuelle de protection du majeur vulnérable, permettant à une personne encore lucide, ou à son entourage, de sécuriser son quotidien sans passer par le juge.
Accompagnement sur-mesure, coordination des acteurs clés (gestion de patrimoine, soins, logement) sous supervision légale.

C) LES MESURES MIXTES DE PROTECTION :

le Mandat de protection future, et l’Habilitation judiciaire.

D) LES MESURES JUDICIAIRES DE PROTECTION :

la Sauvegarde de justice, la curatelle simple ou renforcée, la tutelle.

E) LA PROCEDURE JUDICIAIRE

F) RESSOURCES UTILES :

Médecins agréés, modèle de courrier au tribunal

G) Questions fréquentes des familles (FAQ)

H) Jurisprudences choisies

Perte d’autonomie, isolement, troubles cognitifs, risque d’abus… Lorsque survient la vulnérabilité d’un proche, les familles sont souvent démunies. Comment l’aider sans le priver de ses droits ? Quelles solutions choisir ? Comment éviter les conflits et sécuriser son quotidien ?

Lexhorizon Avocat, à Rennes et en Bretagne, accompagne les familles à chaque étape :

  • Conseil personnalisé sur la mesure la plus adaptée à la situation (contractuelle, mixte ou judiciaire)
  • Rédaction des actes, conventions ou requêtes au juge
  • Représentation et défense devant le juge des contentieux de la protection
  • Coordination des intervenants (médecins, gestionnaires de patrimoine, services de soins)
  • Accompagnement pour lever les mesures devenues inutiles ou inappropriées

L’objectif du cabinet est double : protéger efficacement la personne vulnérable et préserver, autant que possible, son autonomie et sa dignité. Grâce à des solutions innovantes comme la mesure contractuelle de protection, Lexhorizon Avocat aide à éviter ou retarder les procédures judiciaires et à restaurer un climat de confiance au sein des familles.

Lexhorizon Avocat propose un service inédit : la mesure contractuelle de protection du majeur vulnérable.

Avant même qu’une mesure judiciaire ne soit nécessaire, il est possible — pour une personne encore lucide ou pour son entourage — d’organiser sa protection au quotidien, sans passer par le juge.

Lexhorizon Avocat organise la mesure , avec des dispositions progressives. En cas de nécessité, le cabinet aide à la coordination des tiers : prestataires de soins, services à domicile, agence immobilières, de gestionnaires de patrimoine, etc, avec un encadrement juridique sécurisé.

💡 Atouts majeurs :

  • La personne concernée reste pleinement décisionnaire et conserve le contrôle sur ses choix et ses biens.
  • La mesure peut être mise en place à tout âge, pour prévenir une perte d’autonomie progressive ou protéger face à un événement soudain.
  • Elle convient aussi aux couples mariés, pacsés ou non, afin d’organiser la solidarité au sein du foyer tout en anticipant les besoins futurs.

Cette approche préventive permet de préserver l’autonomie, d’anticiper les besoins et d’éviter les tensions familiales.
Le cabinet propose ce service sur toute la France.

👉 [En savoir plus sur la mesure contractuelle de protection]

Certaines protections offrent un cadre à mi-chemin entre la sphère privée et l’intervention judiciaire. Elles permettent de prévenir les difficultés avant qu’elles ne surviennent, tout en bénéficiant d’un encadrement légal renforcé lorsque c’est nécessaire.


Le mandat de protection future est un outil juridique préventif qui permet à une personne d’organiser à l’avance la gestion de sa personne et de ses biens, pour le jour où elle ne serait plus en capacité de le faire elle-même, du fait d’une altération de ses facultés mentales ou corporelles (C. civ., art. 477).

👤 Qui peut établir un mandat de protection future ?



Le mandat prend fin :




✍️ Deux types de mandat au choix

1. Le mandat notarié
  • Signé devant notaire.
  • Permet tous les actes patrimoniaux (vente, gestion…), sauf les dons qui nécessitent l’autorisation du juge.
  • Le mandataire rend compte au notaire, qui peut saisir le juge en cas de difficulté.
2. Le mandat sous seing privé
  • Signé entre particuliers, contresigné par un avocat ou établi selon un modèle officiel.
  • Limité aux actes de gestion courante (exclut vente, donation).
  • Doit comporter une date certaine, conformément au Code civil.


L’habilitation familiale est une mesure juridique simple qui permet à un membre de la famille de représenter un proche vulnérable sans passer par une curatelle ou une tutelle. Moins formaliste et plus rapide que les autres mesures judiciaires, elle préserve l’autonomie familiale tout en assurant la sécurité juridique de la personne concernée.


  • La personne concernée elle-même, si elle est encore capable d’exprimer sa volonté ;
  • Un proche : parent, enfant, frère ou sœur, conjoint, partenaire de PACS, concubin (C. civ., art. 494-3) ;
  • Le procureur de la République, à la demande d’un membre de la famille.
  • La personne vulnérable doit présenter une altération médicalement constatée de ses facultés mentales ou corporelles empêchant l’expression de sa volonté.
  • Un certificat médical circonstancié est requis, établi par un médecin inscrit sur la liste du procureur de la République (C. civ., art. 494-1 et 431).

La personne vulnérable doit présenter une altération médicalement constatée de ses facultés mentales ou corporelles empêchant l’expression de sa volonté.

Un certificat médical circonstancié est requis, établi par un médecin inscrit sur la liste du procureur de la République (C. civ., art. 494-1 et 431).


Quels actes peuvent être accomplis avec l’habilitation ?

Selon ce que décide le juge, la personne habilitée peut :

  • réaliser des actes d’administration (gestion courante),
  • réaliser des actes de disposition (vente, donation) avec ou sans autorisation du juge,
  • représenter le proche pour certains actes relatifs à la personne (ex. consentement à certains soins) (C. civ., art. 494-6).

⚠ Le juge fixe précisément les limites de la mission.


Pourquoi choisir l’habilitation familiale ?

Cette mesure présente plusieurs avantages par rapport à une tutelle ou une curatelle :

  • Simplicité de mise en œuvre
  • Procédure plus rapide
  • Allègement du contrôle judiciaire
  • Gratuité de la mission pour le proche habilité

Quelle est la durée de l’habilitation ?

  • La durée est fixée par le juge, pour maximum 10 ans, renouvelable.
  • Elle peut aller jusqu’à 20 ans si l’état de la personne n’est pas susceptible d’amélioration, avec certificat médical à l’appui (C. civ., art. 494-6).

Étapes de mise en place

  1. Certificat médical circonstancié par un médecin agréé ;
  2. Dépôt de la demande au juge des tutelles du lieu de résidence du majeur ;
  3. Choix de la personne habilitée avec l’accord du juge ;
  4. Décision rendue par le juge sans qu’un contrôle permanent soit ensuite imposé, sauf difficulté.

Que faire en cas de conflit ou de difficulté ?

  • Le juge peut être saisi pour :
    • réviser la mesure,
    • limiter les pouvoirs de la personne habilitée,
    • mettre fin à l’habilitation (C. civ., art. 494-10).
  • En cas d’acte accompli en violation de l’habilitation, celui-ci est nul de plein droit, sans qu’il soit nécessaire de prouver un préjudice (C. civ., art. 494-9).

Quand prend fin l’habilitation familiale ?

Elle prend fin :

  • au décès de la personne protégée,
  • en cas de passage sous curatelle ou tutelle,
  • par décision de mainlevée du juge,
  • si elle n’est pas renouvelée à l’échéance,
  • une fois les actes prévus réalisés (C. civ., art. 494-11).

La responsabilité du proche habilité

La personne habilitée est responsable comme un mandataire, selon les règles du Code civil (C. civ., art. 424 et 1992). Elle doit rendre compte en cas de faute ou de mauvaise gestion.

Lorsque le discernement ou l’autonomie de la personne est affectée, des mesures judiciaires permettent d’assurer sa protection personnelle et patrimoniale sous le contrôle du juge. La mesure choisie est en fonction du niveau du besoin.

La sauvegarde de justice est une mesure de protection juridique destinée aux personnes majeures dont les facultés mentales ou corporelles sont altérées, mais qui conservent une certaine autonomie. Elle permet d’assurer une protection rapide et temporaire, en attendant, si nécessaire, la mise en place d’une mesure plus contraignante comme la curatelle ou la tutelle.

  • Les personnes majeures souffrant d’une altération de leurs facultés mentales ou corporelles les empêchant d’exprimer leur volonté.
  • Les personnes ayant besoin d’une protection juridique temporaire, notamment en cas d’urgence ou en attendant la mise en place d’une mesure plus adaptée.
  • Il existe deux type de Sauvegarde
  • Sauvegarde de justice judiciaire : elle est prononcée par le juge des contentieux de la protection (ancien juge des tutelles) sur demande d’un proche, du procureur de la République ou du médecin traitant.
  • Sauvegarde de justice médicale : elle est mise en place à la suite d’une déclaration faite au procureur de la République par un médecin, accompagnée de l’avis conforme d’un psychiatre

La personne sous sauvegarde de justice conserve l’exercice de ses droits. Cependant, les actes qu’elle accomplit peuvent être annulés ou corrigés s’ils sont contraires à ses intérêts. Le juge peut également désigner un mandataire spécial pour accomplir certains actes déterminés.

Durée de la mesure

La sauvegarde de justice est prononcée pour une durée maximale d’un an, renouvelable une fois. La durée totale ne peut donc pas excéder deux ans.

Fin de la mesure

La sauvegarde de justice prend fin :

  • À l’expiration du délai pour lequel elle a été prononcée.
  • Par la levée de la mesure par le juge, notamment si la personne retrouve ses facultés.
  • Par la mise en place d’une mesure de curatelle ou de tutelle.

Recours

Il n’est pas possible de faire appel de la décision de mise sous sauvegarde de justice, car cette mesure ne modifie pas directement les droits de la personne concernée. Cependant, si un mandataire spécial est désigné, cette décision peut être contestée dans un délai de 15 jours à compter de sa notification.

La curatelle est une mesure judiciaire destinée à protéger une personne majeure qui, sans être hors d’état d’agir, a besoin d’être assistée dans les actes importants de la vie civile. Elle suppose une altération médicalement constatée des facultés mentales ou corporelles de nature à empêcher l’expression de la volonté (art. 425 C. civ.).

Elle ne peut être prononcée que si aucune autre solution moins contraignante n’est suffisante : c’est le principe de subsidiarité (Cass. civ. 1, 01-02-2012, n° 11-11.346).

il existe troistypes de curatelle :

  • Curatelle simple : la personne accomplit seule les actes d’administration (ex. : gérer un compte courant, souscrire une assurance), mais a besoin de l’assistance du curateur pour les actes de disposition (ex. : vendre un bien, faire une donation).
  • Curatelle renforcée : le curateur perçoit les revenus de la personne, assure le règlement des dépenses, et établit un compte de gestion annuel. Il exerce donc un rôle élargi, sans pour autant représenter totalement la personne.
  • Curatelle aménagée : le juge peut adapter les règles et prévoir précisément quels actes nécessitent l’assistance du curateur.

La demande de curatelle doit impérativement être accompagnée d’un certificat médical circonstancié rédigé par un médecin inscrit sur une liste établie par le procureur (Cass. civ. 1, 29-06-2011, n° 10-21.879). À défaut, la requête est irrecevable.


Le curateur ou le subrogé curateur n’engage sa responsabilité qu’en cas de dol ou de faute lourde, sauf en curatelle renforcée (art. 421 C. civ.).


En curatelle, les comptes bancaires ouverts avant la mesure ne peuvent être clôturés sans autorisation du juge (Avis, 06-12-2018, n° 15016). Toute ouverture de nouveau compte est également soumise à autorisation. Les revenus et plus-values générés appartiennent exclusivement à la personne protégée (art. 427 C. civ.).

La tutelle est une mesure judiciaire de protection destinée aux personnes majeures qui ne peuvent plus veiller seules sur leurs intérêts, en raison d’une altération durable de leurs facultés mentales ou corporelles. Elle couvre la protection de la personne et de son patrimoine.

Quand recourir à une tutelle ?

La tutelle est un dernier recours, lorsque toutes les solutions plus légères ont échoué (mandat de protection future, habilitation familiale, soutien familial, droits du conjoint). Un accompagnement bien organisé en amont peut parfois éviter de recourir à cette procédure lourde.

Elle suppose une altération médicalement constatée des facultés mentales ou corporelles empêchant la personne d’exprimer sa volonté, et non de simples problèmes d’autonomie (Cass. civ. 1, 21-11-2018, n° 17-22.777). Un certificat médical circonstancié établi par un médecin agréé est indispensable, faute de quoi la requête est irrecevable (Cass. civ. 1, 23-05-1979, n° 77-10082). Même en cas de refus de l’examen médical par la personne concernée, ce certificat reste obligatoire (Cass. civ. 1, 29-06-2011, n° 10-21.879).


💡 A SAVOIR :

Préparer l’audience : la personne doit être entendue par le juge, sauf si cela met sa santé en danger. Beaucoup de dossiers échouent faute d’anticipation.
Anticiper les désaccords familiaux : le juge vérifiera l’absence d’opposition légitime parmi les proches.
Protéger le logement : vendre, résilier un bail ou déménager exige l’autorisation du juge et l’avis d’un médecin indépendant.

Prévoir une convention entre co-tuteurs, si plusieurs sont désignés.
Mettre à jour les procurations bancaires : celles signées avant la tutelle deviennent caduques.

Les comptes bancaires existants ne peuvent être ni fermés ni transférés sans l’accord du juge.

Les revenus et plus-values générés restent la propriété exclusive de la personne protégée.

En cas de conflit d’intérêts (par exemple, si le tuteur doit acheter ou vendre un bien au profit de la personne protégée), le juge désigne un mandataire ad hoc.

Le délai de prescription des actions en responsabilité est de 5 ans après la fin de la mesure.

Le tuteur agit sous le contrôle du juge et doit rendre compte de sa gestion. Il peut être dessaisi en cas de manquement.


  • Le juge des tutelles et le procureur de la République assurent une surveillance générale.
  • Tous les acteurs (tuteur, curateur, mandataire judiciaire) sont responsables en cas de faute, sauf le curateur en curatelle simple, qui n’est responsable qu’en cas de dol ou faute lourde.
  • Les mandataires professionnels sont rémunérés selon un barème strict et sous contrôle judiciaire.

Pour les familles disposant d’un patrimoine à préserver, il est souvent possible d’anticiper et de retarder le recours à une mesure judiciaire grâce à une organisation contractuelle sur mesure. Cette démarche peut associer :

  • agences immobilières,
  • gestionnaires de patrimoine,
  • prestataires de soins,
  • et Lexhorizon Avocat en tant que coordinateur juridique.

👉 Astuce : cette approche permet de préserver l’autonomie de la personne vulnérable, de réduire les conflits familiaux et d’éviter les procédures judiciaires longues et coûteuses.

La protection vise à garantir la sécurité personnelle et/ou patrimoniale du majeur, selon les principes de nécessité et de proportionnalité (C. civ., art. 425).Le logement principal ou secondaire et ses meubles sont maintenus à disposition du majeur autant que possible (C. civ., art. 426).
La vente, la résiliation de bail ou l’accueil en établissement nécessitent l’autorisation du juge et l’avis d’un médecin extérieur.


La mesure peut être limitée à la gestion des biens. il existe une Interdiction de clôturer ou d’ouvrir des comptes sans autorisation judiciaire (C. civ., art. 427).

Depuis 2019, possibilité de modifier les comptes existants.

Ouverture d’un compte à la Caisse des dépôts et consignations si nécessaire.

Les revenus et plus-values reviennent exclusivement au majeur.

Moyens de paiement autorisés même en cas d’interdiction bancaire, sous supervision judiciaire.

La mise en place d’une mesure de protection judiciaire (sauvegarde, curatelle, tutelle, habilitation familiale) suit un parcours balisé par la loi. Voici les points essentiels pour accompagner au mieux vos proches.

CONDITIONS PREALABLES :

Altération médicalement constatée des facultés mentales ou corporelles empêchant le majeur de pourvoir seul à ses intérêts (C. civ., art. 425).

Certificat médical circonstancié établi par un médecin agréé (C. civ., art. 431).

À noter : perte d’autonomie physique, surendettement ou conflits familiaux ne suffisent pas à justifier une mesure.

AUDITION DES PROCHES :

Le juge peut entendre les proches mentionnés aux articles 430, 494-1 et 494-10 du Code civil.
Si l’un d’eux demande à exercer la protection, cette audition est obligatoire.
En cas d’habilitation familiale, le juge vérifie l’absence d’opposition légitime parmi les proches (C. pr. civ., art. 1220-4).

MESURES d’INSTRUCTION :

Le juge peut ordonner des enquêtes sociales, des expertises ou des constats.
Même en cas de recours, il garde la possibilité de prendre des mesures urgentes pour protéger le majeur (C. pr. civ., art. 1221).

CONSULTATION DU DOSSIER ET DELIVRANCE DE COPIES :

Le requérant, les proches ayant un intérêt légitime et leurs avocats peuvent consulter le dossier au greffe.
Le juge peut exclure certaines pièces si leur consultation risque de nuire psychiquement au majeur.
Les avocats peuvent obtenir des copies, sans les transmettre directement au majeur ni à des tiers (C. pr. civ., art. 1222-1223-2).

CONVOCATIONS A L’AUDIENCE :

Le majeur protégé, la personne chargée de la protection et les proches éventuellement concernés sont convoqués.
Si seule l’ancienne adresse est connue, la signification peut être demandée au requérant.
Le ministère public est systématiquement informé (C. pr. civ., art. 1225).

L’audience se tient en chambre du conseil, avec audition du majeur (sauf exception médicale).
La décision est caduque si elle n’est pas rendue dans l’année.
Les notifications concernent le majeur, le requérant, le tuteur et les proches (C. pr. civ., art. 1226-1231).

La décision est transmise au greffe pour inscription au répertoire civil et à l’acte de naissance.
Elle est également transmise par le greffe du tribunal ou de la cour selon son origine (C. pr. civ., art. 1233).

APPEL ET RECOURS

: Les décisions peuvent être contestées par le majeur, les proches mentionnés aux articles 430 et 494-1 C. civ., même s’ils n’ont pas participé à l’instance.
Le délai d’appel est de 15 jours à compter de la notification.
L’appel se fait au greffe, par déclaration ou lettre recommandée.
L’audience d’appel est à huis clos, en procédure orale, avec possible intervention du ministère public (C. pr. civ., art. 1239-1246).

Les jugement de tutelle ou de curatelle des tribunaux de Brest, Vannes, Quimper, Lorient, Rennes, Nantes, Sint Malo, Saint Brieuc et Saint Nazaire, sont rejugés par la Cour d ‘appel de Rennes.

La cour d’appel entend le majeur et les parties, sauf en cas d’exception médicale.
La notification est assurée par le greffe de la cour, et le dossier est renvoyé au tribunal d’origine (C. pr. civ., art. 1246-1246-1).


Le cabinet LEXHORIZON AVOCAT assiste les personnes dans leur procédure de mainlevée des mesures devant la cour d’appel de Rennes.


Le cabinet Lexhorizon Avocat accompagne les familles à chaque étape de la procédure, en assurant un conseil stratégique, une préparation rigoureuse et une défense attentive devant le juge.

Un accompagnement essentiel pour préserver les droits et la dignité de vos proches.

Tutelles et curatelle, mesures de protection des personnes vulnérables.

Liste des médecins agréés pour rédiger un certificat tutélaires

lTéléphone]
[Courriel]

À
Monsieur ou Madame le juge des contentieux de la protection
Tribunal judiciaire de [Ville]
[Adresse du tribunal]
[Code postal, ville]

[Date]

Objet : Demande d’ouverture d’une mesure de protection pour M. Jean Dupont, mon père

Madame, Monsieur le juge,

Je me permets de vous saisir afin de solliciter l’ouverture d’une mesure de protection judiciaire pour mon père, Monsieur Jean Dupont, né le 12 mars 1940 à Rennes, demeurant au 5 rue des Lilas, 35000 Rennes.

Mon père présente depuis plusieurs mois des troubles importants de la mémoire et de l’orientation, diagnostiqués par son médecin traitant, le Dr Lefèvre. Il a récemment été hospitalisé après avoir quitté son domicile en pleine nuit sans raison, et ses voisins ont dû intervenir à plusieurs reprises pour l’assister.

À ce jour, il gère seul ses affaires, mais il a souscrit récemment des abonnements téléphoniques et des contrats dont il ne se souvient plus, et il oublie de régler ses factures, ce qui a déjà entraîné des relances et coupures de services. Je crains que sa situation financière et personnelle ne se dégrade davantage.

Je joins à la présente :

  • Le certificat médical circonstancié du Dr Martin, gériatre agréé, établi le 5 mai 2025 ;
  • Une copie de sa pièce d’identité ;
  • Les justificatifs de ses revenus et de son patrimoine ;
  • Une liste de ses proches avec leurs coordonnées.

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à cette demande et reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire ou entretien.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur le juge, l’expression de mes salutations distinguées.

[Signature]

Le majeur lui-même, son conjoint, partenaire de PACS, concubin, parents, proches, personne exerçant déjà une mesure, ou le procureur de la République.

Il faut un certificat médical circonstancié établi par un médecin inscrit sur la liste officielle du procureur, décrivant l’altération des facultés et ses conséquences.

La tutelle est une mesure de représentation complète, la curatelle prévoit une assistance partielle, et la sauvegarde de justice est une mesure temporaire et légère.

Tutelle et curatelle → durée fixée par le juge, maximum 5 ans, renouvelable, sauf situation médicale particulière où cela peut aller jusqu’à 20 ans (depuis la réforme de 2019, avec certificat médical).
→ Réf. : Code civil, art. 441 et suivants.

Habilitation familiale → durée fixée par le juge, maximum 10 ans, renouvelable, jusqu’à 20 ans si l’altération des facultés n’est pas susceptible d’amélioration.
→ Réf. : Code civil, art. 494-6.

Sauvegarde de justice → maximum 1 an, renouvelable une seule fois.
→ Réf. : Code civil, art. 439.

Oui, le majeur protégé, ses proches ou le procureur peuvent faire appel dans un délai de 15 jours après notification.

Le juge privilégie l’intérêt du majeur et peut désigner un mandataire professionnel pour éviter les tensions familiales.

Oui, la vente ou la résiliation du bail du logement nécessitent l’autorisation du juge, même avec un mandat notarié ou sous tutelle.

Ils engagent leur responsabilité civile en cas de faute. Le curateur simple répond uniquement en cas de faute lourde ou dol.

Le cabinet Lexhorizon Avocat vous aide à demander la mainlevée devant le juge si la situation de la personne protégée s’est améliorée.

  • Cass. civ. 1, 27-01-1982, n° 81-11696
    ➥ Même si le juge des tutelles transmet le dossier au tribunal judiciaire, il reste compétent pour prendre des mesures conservatoires (permanence de la protection).
  • Cass. civ. 1, 12-05-2010, n° 09-10.619
    ➥ Le majeur doit être informé de la possibilité de consulter le dossier au greffe, sous peine de procédure non contradictoire.
  • Cass. civ. 1, 19-09-2019, n° 18-19.570
    ➥ La personne qui demande la modification de la mesure doit pouvoir consulter le dossier et être informée de cette possibilité.
  • Cass. civ. 1, 28-11-2006, n° 04-18.266
    ➥ Violation du droit à un procès équitable (article 6 §1 CEDH) si le majeur protégé n’est pas informé qu’il peut consulter le dossier et discuter l’expertise médicale.
  • Cass. civ. 1, 03-06-1998, n° 95-21.966
    ➥ La durée maximale de l’instance devant le juge des tutelles ne s’applique pas devant le tribunal judiciaire.
  • Cass. civ. 1, 12-06-2013, n° 12-14.443
    ➥ Seul le véritable requérant initial (ici le procureur) a qualité pour faire appel d’un jugement refusant une mesure de protection.
  • Cass. civ. 1, 24-05-2018, n° 17-18.859
    ➥ Les proches n’ont pas le droit d’appel contre une décision de mainlevée de la mesure de protection.
  • Cass. civ. 1, 25-01-2023, n° 21-14.636
    ➥ L’audience d’appel sans convocation régulière du majeur est irrégulière si celui-ci n’a pas pu exprimer ses sentiments.
  • Cass. civ. 1, 07-07-2021, n° 20-12.236
    ➥ Une décision nouvelle du juge des tutelles ne rend pas sans objet l’appel en cours contre la décision précédente.
  • Cass. civ. 1, 29-06-2011, n° 10-21.879
    ➥ Si le majeur refuse l’examen médical, le juge doit tout de même obtenir un certificat circonstancié, faute de quoi la requête est irrecevable.
  • Cass. civ. 1, 21-11-2018, n° 17-22.777
    ➥ Le juge doit constater précisément si l’altération des facultés empêche l’expression de la volonté (pas seulement une perte d’autonomie physique).
  • Cass. civ. 1, 20-10-2010, n° 09-13.635
    ➥ L’autorisation judiciaire de vendre le logement du majeur protégé n’empêche pas une action en annulation pour insanité d’esprit.
  • Cass. civ. 1, 11-01-2017, n° 15-27.784
    ➥ Sans diligence réelle, le mandataire judiciaire ne peut percevoir sa rémunération.
  • Cass. civ. 1, 15-01-2020, n° 18-22.503
    ➥ Le juge des tutelles reste compétent pour accorder une indemnité exceptionnelle au MJPM même après le décès du majeur.
  • Cass. civ. 1, 30-09-2020, n° 19-17.620
    ➥ La participation de la personne protégée au financement de la mesure dépend de ses ressources, sauf en cas d’indemnité exceptionnelle accordée par le juge.
  • Cass. civ. 1, 27-02-2013, n° 11-17.025
    ➥ En tutelle vacante, seul l’État est responsable du dommage causé par le délégué, et l’assureur ne peut agir que contre l’État.
  • Cass. civ. 2, 25-02-1998, n° 95-20.419
    ➥ Le tuteur ou administrateur légal n’est pas responsable des actes commis par le majeur protégé.


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