Trouver et choisir son coparent pour construire un projet parental commun

Choisir son coparent est probablement la décision la plus importante de tout le projet.

Le véritable enjeu n’est pas seulement de trouver quelqu’un qui souhaite lui aussi avoir un enfant. Il faut déterminer si deux personnes peuvent réellement construire ensemble une parentalité suffisamment cohérente, stable et durable.

On peut changer de travail, déménager, modifier son organisation quotidienne ou mettre fin à une relation de couple. En revanche, lorsqu’un enfant naît d’un projet commun, la relation parentale est appelée à durer.

Dans un projet parental hors couple, cette phase demande une attention particulière, car les futurs parents n’ont pas nécessairement derrière eux plusieurs années de vie commune au cours desquelles ils auraient progressivement appris à se connaître. Cette connaissance doit donc se construire autrement.

Lexhorizon vous accompagne pendant cette période pour structurer votre démarche, préparer les échanges, analyser les situations rencontrées, prendre du recul, aborder les questions difficiles et sécuriser votre décision.

Vous restez toujours maître de votre recherche et de votre choix. Lexhorizon ne recherche pas de candidats et ne met pas les personnes en relation.

Deux personnes peuvent partager un désir très fort d’enfant et pourtant imaginer des parentalités très différentes.

Elles peuvent être en désaccord sur la place de chacun auprès de l’enfant, le lieu de vie, le rythme de résidence, l’éducation, les dépenses, la carrière professionnelle, la disponibilité attendue, les familles respectives ou encore la place de futurs conjoints ou déjà présents.

Les personnes rencontrées dans le cadre d’une recherche de coparent peuvent également porter des projets très différents. Certaines souhaitent exercer pleinement un rôle parental ; d’autres envisagent une implication plus limitée ou un projet d’une autre nature. L’un des premiers enjeux consiste donc à comprendre ce que chacun entend réellement par “devenir parent ensemble”.

Choisir un coparent suppose de déterminer ce qui doit réellement être commun, ce qui peut rester différent, ce qui peut être discuté et ce qui constitue une incompatibilité véritable.

Le bon coparent n’est pas nécessairement celui qui vous ressemble le plus ou qui pense comme vous sur tout. C’est celui avec lequel un projet parental commun peut réellement être construit.

Il est difficile d’apprécier le projet d’une autre personne lorsqu’on ne sait pas encore clairement ce que l’on souhaite soi-même.

Avant ou pendant la recherche, il est donc utile de préciser les grandes lignes de son propre projet.

Quelle place souhaitez-vous avoir auprès de l’enfant ? Quelle place imaginez-vous pour l’autre parent ? Quelle proximité géographique vous paraît nécessaire ? Quelle organisation de vie paraît réaliste ? Quels choix éducatifs sont importants pour vous ? Quelles contraintes personnelles ou professionnelles existent déjà ?

L’objectif n’est pas de dresser le portrait d’un « coparent idéal ».

Il s’agit plutôt de distinguer :

  • ce qui est essentiel pour vous ;
  • ce que vous préférez, mais qui peut évoluer ;
  • ce qui peut être discuté et construit à deux ;
  • ce qui constituerait pour vous une incompatibilité réelle.

Cette distinction permet ensuite d’examiner les rencontres avec beaucoup plus de recul.

La recherche d’un coparent touche à un sujet très intime, mais elle conduit parfois à rencontrer des personnes que l’on connaît peu ou pas du tout.

Elle peut comporter plusieurs prises de contact, des conversations qui s’interrompent, des rencontres prometteuses sans suite, ou au contraire une relation qui semble peu évidente au départ mais qui mérite d’être approfondie.

Cette phase peut durer de nombreux mois.

Lorsqu’un désir d’enfant est ancien, lorsque l’âge, la fertilité ou la situation personnelle donnent le sentiment que le temps compte, il devient naturellement plus difficile de conserver exactement le même recul sur chaque rencontre.

Une personne rencontrée peut alors paraître plus compatible qu’elle ne l’est réellement parce qu’on ne souhaite pas recommencer une recherche.

À l’inverse, la lassitude peut conduire à abandonner trop vite une possibilité sérieuse.

La présence d’un tiers extérieur permet de conserver un point d’appui stable dans le projet, même lorsque les rencontres, les espoirs et les déceptions se succèdent.

Une personne rencontrée pendant cette phase est d’abord un coparent potentiel.

Il existe ensuite un temps de rapprochement pendant lequel les deux personnes apprennent progressivement à se connaître et confrontent leurs projets.

Cette phase est essentielle.

Elle permet de déterminer si les deux projets personnels peuvent réellement commencer à devenir un projet commun.

Il peut être utile de revenir sur une rencontre, de reprendre ce qui a été dit, d’identifier ce qui reste encore flou ou de préparer l’échange suivant.

Une première impression peut être excellente tout en laissant des questions importantes sans réponse.

À l’inverse, une divergence apparente peut reposer sur un simple malentendu.

Le but n’est donc pas de faire passer un examen à l’autre personne.

Il s’agit de construire progressivement une compréhension suffisamment réaliste de son projet, de sa situation et de sa manière de fonctionner pour décider s’il est raisonnable d’aller plus loin.

Préparer la rencontre,
Analyser la situation avec davantage de recul,
Identifier les questions encore ouvertes,
Travailler et préparer les échanges plus délicats.

Le rôle du cabinet n’est pas de prendre la décision à votre place. Il est de vous apporter un regard professionnel extérieur, une méthode et un point de continuité dans une phase où le désir d’enfant, l’enthousiasme d’une rencontre, la déception ou le temps qui passe peuvent naturellement influencer l’analyse.

Aller trop vite est un risque

Lorsqu’une rencontre paraît prometteuse, le désir d’avancer, ou le sentiment d’urgence de la situation; peuvent conduire à minimiser certains risques.

Cela est particulièrement vrai lorsque la recherche a été longue.

Une question délicate peut ne pas être posée. Une organisation initialement jugée peu satisfaisante peut être acceptée pour ne pas compromettre la relation.

Toutes les concessions ne sont évidemment pas problématiques.

Construire un projet à deux suppose que chacun adapte certaines attentes.

Mais il faut pouvoir distinguer une adaptation raisonnable d’un renoncement portant sur quelque chose d’essentiel.

Une question simple peut alors être utile :

Est-ce une solution que vous pourriez réellement accepter pendant plusieurs années, ou l’acceptez-vous surtout parce que vous souhaitez que cette rencontre aboutisse ?

Rejeter trop vite peut être également une erreur

Le risque inverse existe, car lorsque le projet d’enfant est très important, on peut rechercher une compatibilité immédiate sur presque tous les sujets, et donner trop d’importance à des critères qui peuvent se révéler très secondaires.

Pouvoir poser les questions difficiles au bon moment

Certaines questions peuvent être particulièrement délicates.

Elles peuvent concerner la situation familiale passée ou présente, professionnelle, financière ou médicale, la stabilité géographique, les projets futurs, certaines contraintes personnelles ou encore la place d’un conjoint actuel.

Elles peuvent pourtant être cruciales pour le projet.

Le problème n’est donc pas toujours de savoir s’il faut poser la question, mais plutôt quand et comment la poser.

Une question importante posée trop brutalement peut fragiliser inutilement une relation encore récente.

La même question repoussée trop longtemps peut laisser se construire un projet sur une incertitude importante et faire perdre beaucoup de temps.

Lexhorizon peut aider à préparer ce type d’échange, à reformuler une question ou, lorsque cela est pertinent, à intervenir comme tiers professionnel pour faciliter certaines discussions plus sensibles.

Vérifier sans transformer la relation en enquête

Un projet parental hors couple repose sur la confiance.

Mais la confiance n’interdit pas de vérifier certains éléments objectifs lorsqu’une relation devient suffisamment sérieuse.

Lorsqu’une rencontre devient suffisamment sérieuse, il peut être utile d’objectiver certains éléments directement liés au projet : identité, situation déclarée ou justificatifs pertinents selon les circonstances.

Le cabinet peut alors aider à demander, recueillir ou examiner les éléments réellement utiles.

Un tiers extérieur peut voir ce que l’on ne voit plus

Lorsqu’une personne est engagée émotionnellement dans son projet d’enfant, il est naturellement plus difficile d’avoir en permanence le même recul.

L’entourage peut aider, mais il ne connaît pas toujours suffisamment le projet ou peut lui-même être très impliqué émotionnellement ou complaisant pour faire plaisir.

Un tiers professionnel peut apporter un regard différent.

Il connaît le projet que vous avez défini.

Il sait ce que vous aviez présenté comme essentiel.

Il peut se souvenir des difficultés rencontrées au cours d’une précédente rencontre.

Et il peut parfois vous aider à constater qu’une concession envisagée aujourd’hui aurait été jugée impossible quelques mois plus tôt.

Cette continuité est particulièrement utile lorsque la recherche s’étend dans le temps.

Conserver la mémoire du projet

Au cours de plusieurs semaines ou plusieurs mois, beaucoup de choses peuvent évoluer.

Certaines questions sont réglées.

D’autres apparaissent.

Des positions changent.

Des décisions semblent acquises puis sont reprises.

Il est donc utile de conserver une trace de cette progression.

Cela permet simplement d’éviter que les mêmes discussions recommencent sans cesse et de pouvoir mesurer si le rapprochement progresse réellement.

Cette mémoire facilite aussi la transition lorsque les deux personnes décident finalement de construire un projet ensemble.

Lorsque le rapprochement fonctionne, il ne s’agit plus alors principalement d’évaluer une compatibilité.

Il faut construire les décisions communes, résoudre les questions encore ouvertes puis coordonner les deux projets parentaux personnels pour aboutir progressivement à un projet parental commun.

La convention intervient ensuite pour formaliser ce qui aura été suffisamment construit.

Une convention ne crée pas à elle seule une compatibilité parentale. Elle organise un projet commun qui a d’abord dû être construit.

Le cabinet LEXHORIZON AVOCAT aide à constuire ce projet commun avec les coparents.

Et si la rencontre n’aboutit pas ?

Un rapprochement peut s’arrêter.

Cela peut venir d’une incompatibilité importante, d’un problème de confiance, d’un changement de situation ou simplement du fait que l’une des personnes ne souhaite plus poursuivre.

Cela ne signifie pas nécessairement que le projet d’enfant a échoué.

Cela peut aussi permettre d’éviter un engagement lourd sur de mauvaises bases.

Ce travail réalisé peut aussi permettre de mieux comprendre ses propres attentes.

Il peut conduire à modifier certains critères.

Il peut révéler une difficulté que l’on souhaite désormais identifier plus tôt.

Il peut aussi permettre d’affiner son projet personnel.

L’objectif est de ne pas repartir de zéro à chaque nouvelle rencontre.

Lexhorizon ne choisit pas votre coparent à votre place et ne peut pas garantir les qualités personnelles ou parentales futures d’une personne.

L’accompagnement est conçu pour être utilisé aux moments où il apporte réellement quelque chose.

Selon votre situation, le cabinet peut notamment intervenir pour :

  • préparer une rencontre ou un échange ;
  • revenir avec vous sur une situation rencontrée ;
  • identifier les questions encore ouvertes ;
  • analyser une divergence ;
  • distinguer l’essentiel du négociable ;
  • préparer une question sensible ;
  • examiner certains éléments factuels utiles ;
  • faciliter ponctuellement un échange ;
  • vous aider à prendre du recul avant une décision.

Vous pouvez continuer à conduire librement votre démarche et solliciter Lexhorizon lorsqu’une rencontre, une difficulté ou une décision justifie un regard extérieur.

Le cabinet assiste au besoin le client et propose un forfait d’une heure ou plus qui peut être utilisée aux moments où vous en ressentez le besoin : avant une rencontre, après un échange important, pour travailler une divergence, préparer une question délicate, examiner certains éléments ou réfléchir à la décision de poursuivre.

Le cabinet peut également, lorsque cela est pertinent, procéder à certaines vérifications utiles concernant le coparent potentiel : identité, situation déclarée ou justificatifs directement liés au projet.

Vous avez décidé d’avancer ensemble ?
Vous avez déjà un coparent?

Lorsque deux personnes souhaitent réellement poursuivre, une nouvelle phase commence.

Il ne s’agit plus de rechercher ou d’évaluer un coparent potentiel.

Il faut désormais transformer deux projets personnels en un projet parental commun, préciser les décisions encore ouvertes puis organiser progressivement leur traduction juridique.

Le cabinet peut alors accompagner les futurs coparents pour confronter leurs projets, identifier les décisions qui restent à prendre, travailler les divergences et construire progressivement leur organisation commune.

Les décisions ainsi construites pourront ensuite être organisées dans une convention de projet parental et, pour les questions relatives à la future parentalité, dans une convention de coparentalité hors couple.

Lorsque les 2 coparents viennent au cabinet avec déjà un projet, il convient néanmoins de l’analyser et de vérifier que celui-ci est conforme au droit d’une part, et ne comporte de difficultés qu’il faut résoudre

→ Découvrir l’étape suivante : construire et organiser votre projet parental commun

A titre d’exemple, dès le début du projet, il est nécessaire d’envisager le lieu de la coparentalité après la naissance de l’enfant.

D’une part, ce lieu se détermine en fonction du souhait des parents et du degré d’implication exprimé dans le projet parental.

D’autre part, et prioritairement, en fonction de l’intérêt de l’enfant.

L’intérêt de l’enfant repose sur une présence active et rassurante des parents dans les moments clés de son développement, davantage que sur la quantité de temps passé.

Cependant, il faut aussi que l’organisation matérielle du lieu d’exercice de la coparentalité ne l’expose pas à un fonctionnement contraire à son intérêt.

Par conséquent, si les parent s’accordent pour une organisation non conforme au droit, en cas de conflit, cette organisation pourra être plus facilement remise en cause en Justice et au détriment de l’autre parent. Il est donc préférable d’organiser cette question dès le début.


Chaque histoire est particulière, et un juge prendra en compte celle-ci, mais de manière générale, le choix entre les différentes organisations de l’hébergement de l’enfant habituellement pratiquées se fait parmi ces modèles :

*résidence alternée,
*droit d’hébergement élargi,
*droit classique une fin de semaine sur deux et partage des vacances scolaires,
*droit réduit,
* etc.

Le choix dépendra très souvent, non pas de la distance entre les domiciles parentaux, mais plutôt du temps de transport subi par l’enfant.

Les cartes suivantes illustrent différentes organisations possibles en fonction de ce temps de trajet en voiture ou en train, depuis la même ville; jusqu’à un grand éloignement entre les domiciles.

carte réalisée avec chronotrains.com

Il faut rappeler que la règle essentielle est de créer une organisation conforme à l’intérêt de l’enfant.